Pourquoi marcher le Chemin de Compostelle?

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Quelles sont les raisons de marcher le Chemin de Compostelle? Chaque année, ce sont près de 300 000 pèlerins qui prennent d’assaut le Camino. Je l’ai moi-même marché en septembre 2016 pendant une période de deux semaines. Ceux qui choisissent de traverser l’Espagne au complet sont sur la route pour deux mois! Mais quelles sont les motivations des pèlerins pour s’embarquer dans un tel périple? Chacun à ses propres raisons, qu’elles soient spirituelles ou sportives… Pour ma part, c’était l’attrait du voyage et des paysages, combiné au défi d’une longue randonnée!

J’ai donc décidé de te mettre sur papier les motivations les plus communes. Le tout afin de te convaincre que le pèlerinage de Compostelle serait une expérience unique dans ta vie! 

 

Pour décrocher de la routine

Besoin d’échapper au train-train quotidien? D’un peu d’air dans une routine étouffante? Envie de partir, de laisser études et travail derrière pendant un moment? Sur le Chemin de Compostelle, les pèlerins (les marcheurs, en d’autres termes – nul besoin d’être croyant pour faire le chemin!) vivent au jour le jour. Loin des tracas quotidien… même littéralement séparé par un océan si on part du Québec ;).

Pour toute la durée du séjour, on n’a plus à penser au loyer de l’appartement, aux factures à payer, à l’heure de pointe, etc. Les responsabilités quotidiennes du marcheur se résument à quatre points : marcher, laver son linge, souper et planifier l’étape du lendemain. On en revient rapidement à un mode de vie épuré, libre de stress!

 

Pour admirer les plus beaux paysages d’Espagne

Il y a réellement moyen de se déconnecter de toute la technologie qui nous entoure constamment… pour mieux se reconnecter avec la nature! C’est-à-dire de prendre le temps d’admirer les paysages qui nous entourent pendant la marche, de parler aux autres pèlerins pendant nos pauses et dans nos moments de relaxation à l’auberge en fin de journée. 

Les Chemins de Compostelle sont tous pittoresques et les pèlerins ont le bonheur de traverser différents types de paysages, aussi impressionnants les uns que les autres!

 

Pour aller à la rencontre des gens

Je le mentionnais dans le point précédent, Compostelle est une excellente opportunité de parler aux gens. Après une longue journée de marche et surtout après une douche bien méritée, pourquoi ne pas s’asseoir dans l’aire commune de son auberge et en profiter pour parler à son voisin?

Un bon esprit d’entraide règne sur les routes de Compostelle ; tout le monde est dans le même bateau. Tout le monde a ses hauts et ses bas, tant au plan physique que moral. D’ailleurs, les gens sont assez chaleureux en général, se souhaitant constamment Buen Camino («Bon chemin», en français). Jamais je n’ai entendu des personnes se saluer autant! On recroise souvent les mêmes personnes sur le Chemin : pendant une pause café, le soir à l’auberge, en les dépassant sur la route… Ce contexte particulier permet de créer des amitiés éphémères avec les autres pèlerins et même de s’ouvrir à eux plus personnellement parfois. L’une des questions qui revient plus souvent, «Pourquoi fais-tu le Chemin?», est un excellent moyen de connaître plus ses compagnons de marche et de créer une confiance réciproque.

Un autre moyen de connecter avec les pèlerins est de rechercher les auberges organisant des soupers communautaires. Il est toujours agréable et chaleureux de partager un souper tous ensemble!

Petite anecdote : C’est d’ailleurs sur la route que j’ai rencontré Alex, un espagnol qui m’a par la suite fait la visite guidée de Madrid pendant une journée complète!

 

Pour bouger!

À Compostelle, on bouge à TOUS LES JOURS. Et pas qu’un peu. On est le maître de son rythme de marche, mais on parcourt en général de 15 à 25 km par jour pour se rendre au village où l’on dormira. Certains jours sont plus difficiles que d’autres, mais ça en vaut toujours la peine. Au bout du compte, on se sent bien. On se sent en forme! Ça fait énormément de bien de côtoyer la nature à chaque jour, de respirer l’air pur et de faire bouger ses muscles.

 

Pour dépasser ses limites et relever un défi

À chacun ses limites, son degré de difficulté, sa tolérance. Pour certains, il leur faudra partir sur le Chemin pendant deux mois et traverser l’Espagne au complet pour se sentir accomplit. Pour d’autres, ce sera de pousser son corps à faire 30 km par jour (personnellement, je ne le recommande pas!). Pour d’autres encore, ce sera de partir, tout simplement.

Le Chemin de Compostelle comporte son lot de difficultés sur plusieurs aspects. Physique, avec les ampoules, les douleurs musculaires, l’usure du corps et la fatigue. L’abrupte pente qui s’élève devant nous avant d’arriver au refuge ou le terrible chemin plat et désert à parcourir sous un soleil de plomb. Mental, à se dépasser sans cesse, à être plus fort que la douleur physique, à se plier à la difficulté d’accepter qu’une blessure nous ralentisse. À s’ennuyer de son copain, ses amis, sa famille.

Quoi qu’il en soit, à travers ses difficultés, on découvre qu’on est plus fort qu’on le croit. On se découvre de belles qualités – et aussi des défauts! Autrement dit, on réapprend à se connaître soi-même!

Et arrivé au bout du Chemin, on est FIERS. Fiers d’avoir toughé/toffé, fiers des kilomètres accomplis physiquement, mais aussi spirituellement!

 

Pour réfléchir

« Je sors des études, qu’est-ce que je veux faire de ma vie à présent?! Le monde du travail me fait peur… »
«Je sors d’une relation amoureuse… J’ai besoin de temps pour moi.»

C’est dans ce contexte que j’ai foulé le Chemin pour la première fois. Dans les premiers temps, on s’émerveille du paysage et de la découverte d’une nouvelle culture, mais on finit bien vite par se réfugier dans ses pensées. Forcément, quand on marche 6-7- 8 heures par jour, il n’y a pas mille choses à faire pendant ce temps. On a tout le temps du monde pour réfléchir.

L’aventure sur le Chemin de Compostelle s’avère être un moment idéal pour se recentrer intérieurement. Cela reste vrai même lorsqu’on part avec un compagnon de voyage, car on ne se parle pas 24h/24h!

Je ne dis pas qu’on ressort tous de là avec LA GRANDE ILLUMINATION, mais il y aura forcément des choses qui se clarifient dans nos têtes 😉

 

Pour découvrir l’Espagne authentique!

D’accord, le Chemin de Compostelle est extrêmement touristique avec ses milliers de pèlerins qui arpentent ses caminos chaque année. Certains villages ne vivent qu’à cause du tourisme.

MAIS.

Les villages croisés en route sont en grande majorité de petits villages authentiques. Il n’y a parfois pas plus que 50 habitants! (et même moins, 10 habitants, c’est-à-dire littéralement les hôtes des auberges et restaurants pour les pèlerins!). On ne ressent pas du tout cet effet touristique, sauf en arrivant plus près de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le Chemin traverse la campagne espagnole, emprunte des routes rurales. On rencontre facilement des locaux, dont la moitié ne parlent pas anglais, on voit un fermier traire sa vache, on goûte à des plats typiques espagnols dans les petits cafés… C’est excellent pour découvrir la culture! 

 

*Plus d’articles sur Compostelle suivront au cours des prochaines semaines! Je te monte un dossier pour que tu puisses t’y préparer le mieux possible : budget, équipement, une journée quotidienne de pèlerin et plus!

 

Si ces raisons de marcher le Chemin de Compostelle t’as donné envie de le faire à ton tour, je te dis : »Vas-y, fonce! » C’est un si beau défi! Et je suis intéressée de lire quelles sont TES motivations, alors laisse-moi un commentaire 🙂  

 

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